Personnalités autochtones d'afrique anglophone (en cours)
L’établissement de ces listes a pour objectif de faire connaître des personnalités autochtones qui sous une forme ou une autre ont fait progresser la reconnaissance au niveau national, intergouvernemental ou international des droits des peuples autochtones. Les personnes peuvent être : des figures éminentes de la lutte pour les droits et la justice, des leaders politiques avisés et reconnus, des négociateurs, des dirigeants d’organisations autochtones, des élus, des artistes, écrivains, poètes, cinéastes, avocats, juristes, universitaires, historiens, enseignants etc
Bostwana
GAKELEBONE Jumanda est un porte-parole de l’organisation de défense des San de la Réserve Naturelle du Kalahari Central – CKGR. Il a parcouru 5,000 miles depuis son domicile afin d’expliquer au prince de Galles que la chasse San n’est pas du braconnage, en réaction à la tenue d’une conférence mondiale contre le braconnage se déroulant à Londres à laquelle avait participé en tant qu’invité d’honneur le président Khama du Botswana, et qui a abouti à une campagne de préservation de la faune, en particulier à l’interdiction de chasser au Bostwana, y compris pour les Bushmen. Cependant, les chasseurs de trophée continuent leur activité contre de grosses sommes d’argent.
SESANA Roy est né vers 1950 à Molapo. Il appartient à la communauté Kalahari. Milité pour les droits de celle-ci, il est récipiendaire du prix Nobel alternatif en 2005
« pour sa résistance résolue contre l'expulsion de leurs terres ancestrales, et pour faire respecter le droit à leur mode de vie traditionnel ». En 2002, les Bushmen sont expulsés de leurs terres, car un gisement de diamants y a été découvert. Ils sont installés dans un camp de réfugiés. Dans la « Central Kalahari Game Reserve », le gouvernement accorde des autorisations d'exploitation de mines diamantifères et ouvre des hébergements hôteliers, mais interdit aux Bushmen d'accéder au forage d'eau. En septembre 2005, Roy Sesana est arrêté pour « émeutes » et tentative d' «entrer de force dans la réserve Kalahari Game » et est libéré quelques jours plus tard. En 2006, la Haute Cour de Justice accorde aux bushmen le droit de vivre dans la réserve, mais en 2010, les ils n'ont toujours pas accès à l'unique point d'eau.
Ethiopie
TEGEGN Melakou il a été l’un des leaders du mouvement étudiant. Pour cette raison, il fut contraint à l’exil aux Pays-Bas où il étudia et travailla de nombreuses années. Il a un MA en études de développement de l’Institute of Social Studies de La Haye et un doctorat en sociologie de l’Université d’Afrique du sud. De retour en Ethiopie en 1996, il assura la direction de Panos, une ONG internationale. Suite aux élections de 2005, il dut partir de nouveau et travailla en Ouganda dans un premier temps en tant que coordinateur de Nile Basin Discourse basé à Entebbe et que directeur de Panos Eastern Africa. Il devint plus tard conseiller en développement. Spécialiste des questions autochtones et de la société civile, du genre, du leadership et des relations internationales, il est actuellement membre expert du Groupe de travail sur les populations/communautés autochtones établi par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et membre du conseil international de l’ONG Minority Rights Group. Jusqu’à récemment, il fut membre du conseil d’administration du Fonds volontaire des Nations unies pour les peuples autochtones relevant du Haut Commissariat aux droits de l’homme. Il est l’auteur de State and Civil Society: Ethiopia’s Development Challenges.
Kenya (hors maasaï)
KANYINKE SENA Paul est avocat et militant des droits de l’homme. Il appartient à la communauté Ogiek. Actuellement il poursuit un travail de sensibilisation à leurs droits des communautés autochtones du Kenya, à travers les lois internationales, régionales et locales sur l’environnement et la propriété. Il est aussi le représentant régional, pour l’est et la Corne de l’Afrique, du Comité de coordination des peuples autochtones d’Afrique (IPACC).
KORIR SING’OEI Abraham, conseiller juridique au Cabinet du Vice-Président de la République du Kenya, il était précédemment directeur du contentieux à l’Institut Katiba, spécialiste du conflit et de l’état de droit à l’agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et directeur fondateur du Centre de développement des droits minoritaires (Cemiride), une organisation panafricaine à but non lucratif. Il a bénéficié d’une bourse de recherche au Centre pour la justice et la loi internationale à Washington DC. Membre de la Haute Cour du Kenya, il a étudié la loi et la politique publique globale à l’Université de Nairobi, à l’Université de Pretoria et dans les Universités de droit du Minnesota (USA) et de Tilburg (Pays-Bas). Ses écrits scientifiques ont été publiés dans des revues juridiques internationales et des ouvrages. Sa dernière publication Indigenous Peoples in Africa: Contestations, Empowerment and Group Rights a été publiée par l’Institut africain d’Afrique du sud (AISA) et l’Institute for Global Dialogue (2014).
SAMARIA LOLOSOLI Rebecca est la fondatrice et la présidente du Groupe des femmes Umoja. Samburu de naissance, elle est une célèbre militante des droits humains des femmes, formatrice et spécialiste du développement. Elle a dirigé plusieurs campagnes sur la violence contre les femmes Samburu. Elle fût présidente du district de Samburu, de l'organisation féminine "Maendeleo ya Wanawake" et membre du conseil de plusieurs écoles et organisations au pays Samburu.
SENA Charles appartient à la communauté Ogiek. Avocat, il a fondé et dirige l’Ogiek Rural Integral Projects - ORIP, une ONG locale soutenant les communautés de chasseurs-cueilleurs Ogiek/Dorobo, de la forêt Mau. L’organisation a été créée en 1999 et offre un soutien technique et juridique aux autochones dans leur lutte pour la justice sociale et la dignité. Charles Sena est également Président de l’ Ogiek People National Assembly – OPNA. TOWETT KIMAYO Joseph est un Ogiek. Il fait partie de Ogiek People National Assembly – OPNA. Il est membre du Comité de Conservation de la forêt Mau, et préside l’ONG communautaire Ogiek Welfare Council – OWC ainsi que le Conseil des aînés Ogiek.
Namibie
MAHARERO Samuel, né en 1856, est le fils de Kamaharero, chef héréro qui avait lutté contre les Oorlams et les Namas de Hendrik Witbooi et ayant signé un pacte de protection avec le commissaire du Reich. Quand son père meurt en 1890, il obtint la chefferie de la région d'Okahandja. Il maintient de bonnes relations avec les autorités coloniales allemandes et rétablit le traité de protection annulé par son père. À la fin des années 1890, l'expansionnisme des fermiers allemands, l'utilisation forcée des Héreros pour construire le chemin de fer, la peste bovine et l'affranchissement de leurs serfs Damaras provoquent des tensions. Le 12 janvier 1904, les tribus Héréros conduites par Samuel Maharero se révoltent contre l'administration allemande. Ils sabotent les voies de chemin de fer et incendient les fermes. Près de 60 fermiers allemands et leurs familles respectives sont tués, provoquant l'envoi massif de troupes, puis de nouveau 123 civils allemands. En réaction, le gouvernement allemand envoie alors le général Lothar von Trotha et 15 000 soldats pour briser le soulèvement. Le 11 août 1904, la bataille de Waterberg met fin à la résistance herero, qui fuit par le désert du Kalahari. Maharero parvient à rejoindre le Bechuanaland britannique où il meurt en 1923.
STUURMAN David est né en 1773, était un chef autochtone Khoekhoe de la vallée de Gamtoos sur la côte Est de l'Afrique du Sud. Il a joué un rôle clé dans la rébellion Khoi, ou Troisième Guerre Frontalière de 1799 – 1803. Il est considéré comme un héros pour son rôle dans la lutte contre les injustices imposées aux peuples Khoekhoe par les colons. Il s'est échappé deux fois de Robben Island, mais lors de sa troisième tentative, il fut capturé et emmené à bord d’un navire de forçat, le Brampton, à la Nouvelle-Galles du Sud en Australie en tant que prisonnier en 1823. Il meurt en Australie en 1830.
TSAMKXAO ≠Oma est le chef traditionnel des u/’hoansi, sous groupe de la communauté San. Il nait en 1942 et grandi dans la brousse avec ses parents. Il y apprend la chasse et la cueillette. Dans les années 1980 et au début des années 90, Tsamkxao est très actif dans le développement de l'agriculture et dans la promotion communautaire du Bushmanland. En 1986 Tsamkxao , aux côtés d’autres activistes, il fonde la Nyae Nyae Farmers Cooperative - NNFC, une organisation de développement et de plaidoyer pour garantir Ju /' droits fonciers hoan. Tsamkxao a été le premier président élu du Conseil NNFC et a été plus tard président de la Coopérative. Tsamkxao, cependant, abandonné Finalement l'agriculture et l'élevage comme un mode de vie. En 2002, profitant de la bonne santé, vit en Tjum Tsamkxao! Kui dans des logements construits par le gouvernement avec son épouse et la mère de U, et sa sœur, Bau. Je travaille pour le gouvernement en tant que chef des autorités traditionnelles dans Bushmanland. Tsamkxao parle quatre langues, dont Ju / 'Hoan, afrikaans, tswana et Herero. Tsamkxao est le personnage central dans les cinq épisodes d'une famille Kalahari. Tsamkxao plus ancienne sont ≠ Oma (Leon) Tsamkxao, qui était né en 1968, a travaillé dans les coulisses avec John Marshall au cours des dix dernières années comme assistant caméra et consultant. Courant dans les Ju / 'Hoan, afrikaans et Inglés, je commence à travailler comme traducteur freelance en 1995. Depuis les années 1990, ≠ Oma (Leon) Tsamkxao ont fait sa vie comme un guide touristique à Nyae Nyae. Je est marié à Maria Heinrich avec qui je vit en Tjum! Kui.
WITBOOI Hendrik, né vers 1830, chef du peuple Nama de la branche Khoïkhoï, dans le Sud-Ouest africain. Son grand-père, David Witbooi, était chef d'un clan originaire de la Colonie du Cap. Il mena sa tribu dans le Sud-Ouest africain au-delà du fleuve Orange, jusqu'au Namaland. Son père, Moses Witbooi, était chef de clan, et son oncle, Jonker Afrikaner, suzerain des territoires entre Orange et l'embouchure du fleuve Swakop, et emmena la tribu des Oorlam jusqu'au site de l'actuel Windhoek. Hendrik Witbooi est lui-même né près de la Fish River. Les Namas de Witbooi furent confrontés à plusieurs reprises à d'autres tribus namas ainsi qu'aux Hereros. En 1887, Paul Visser renverse Moses Witbooi et le tue pour prendre sa place de chef. Hendrik venge son père en 1888 en tuant son assassin. Il devient alors chef et commence à consolider les liens avec les autres tribus namas, qui se rallient alors à son commandement. Il entre en conflit avec les autorités coloniales allemandes dont il refuse la protection, et mène de 1893 à 1896 une guérilla contre les troupes de Curt von François puis de Theodor Leutwein. Il accepte un traité de paix sous conditions, et donc la suzeraineté allemande. Il participe cependant au soulèvement herero de 1904, suite au massacre des Héréros, et refuse de signer un compromis avec Friedrich von Lindequist. Blessé en 1905 en pleine action, il réussit à s'enfuir et à rejoindre les siens, mais meurt quelques jours plus tard.
Ouganda
LOKAWUA Margaret a suivi des études de 1995 à 1997 à l’université Kyambogo où elle obtint un diplôme d’enseignante. Elle enseigne et fait du travail social pendant 15 ans. En 2004, elle représente l'Ouganda au Forum Permanent sur les Questions Autochtone à l’ONU, New York. Elle représente l’organisation Women Environmental Conservation Project-Karamoja -WECOP lors de Pékin +10 en 2005. A cette occasion, elle écrit un article portant sur l’impact du conflit sur les femmes et les enfants en Afrique. Elle a également écrit un article portant sur les éleveurs d’Afrique de l’est. Elle a participé à la rédaction de la résolution de l'ONU sur les questions autochtones. Elle est présidente de la société civile pour l'organisation autochtone dans Karamonja.
Tanzanie (hors maasaï)
POROKWA Edward Thomas a obtenu un MBA à l’université de Maastrich.
Il rejoint l’organisation Pastoralists Indigenous NGOs Forum - PINGOs Forum à Arusha (Tanzanie) en 2002. Il en devient directeur exécutif.